Dans Sauvons l’ennemie, Sandra Moussempès prolonge et approfondit son travail de déconstruction/reconstruction d’un moi en éclats d’images. Entre « Miroir biographique » et « Selfie ou boîte à outils » (titres de deux sections du livre), la suite de poèmes multiplie les angles de vue, les avis et impressions opposés au cours d’une « randonnée dans [l’] esprit » de la poétesse.
Le premier vers annonce la couleur ou plutôt les couleurs opposées : « Je suis bercée par quelque chose et son contraire ». Michel Deguy appelait « énergie du désespo...

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)