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Rodolfo Walsh, le conteur

Tous ceux qui ont lu chez nous, voici deux ans déjà, Opération massacre (1) se souviennent sans nul doute de l’extraordinaire vigueur de ce roman reportage tournant au pamphlet contre les généraux d’extrême droite qui s’étaient emparés du pouvoir en Argentine après la chute de Perón en 1955, pour trier selon eux le bon grain de l’ivraie, au prix d’une violence qui prendra des proportions inouïes vingt ans plus tard, lors du retour de l’exilé suivi de son décès inopiné. Le présent recueil de nouvelles nous offre l’autre face de l’écrivain tragiquement disparu, celle d’un conteur tout à fait original, par le fond comme par la forme, et qui prend place, à titre posthume, au tout premier rang.
Rodolfo Walsh
Les métiers terrestres et autres nouvelles
(Lux)

Dans un bref autoportrait en guise d’introduction, il résume ainsi l’histoire de la famille qui l’a vu naître, puis la sienne propre : « Mon père était majordome dans une estancia, un déraciné, un transfuge que les péons métis de Rio Negro appelaient Huelché […]. Il parlait aux chevaux. L’un d’eux le tua en 1945, et il nous en laissa un autre pour tout héritage […]. En 1964, je décidai que de tous mes métiers terrestres celui qui me convenait le mieux était le violent métier d’écrivain. Mais je ne vois pas là une détermination mystique. En fait, j’ai été poussé, emporté par l’é...

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