Marco Lodoli, né à Rome en 1956, nous livre ses deux derniers écrits sous forme de trilogies. En 2011, déjà paru chez P.O.L, "Les Prétendants" : trois (excellentes) nouvelles qui nous présentent le destin d’hommes ne se contentant pas de l’ordinaire, au point que leurs aventures se situent aux limites du fantastique. Dans "Les Promesses", en revanche, il s’agit de trois femmes, dont la vie est plus ancrée dans la réalité, mais une réalité subtilement teintée d’irréalité. L’art de Lodoli consiste à jouer sur ces deux registres, ce qui répond, approximativement, à ce qui fut qualifié de « réalisme magique » au début du siècle dernier.
Les protagonistes, fût-ce dans des contextes très différents, vivent toutes les trois à Rome. Comme les « prétendants », du reste. La Ville éternelle serait-elle le seul lieu où peuvent se dérouler ces vies qui se veulent hors de leur temps ?
À seize ans, Amaranta décide qu’elle entrera au couvent, non par vocation mais plutôt parce que le monde lui semble vain. Les vœux sont des promesses, elle s’y conformera, sera docile et recueillie, tout en n’étant vraiment pas comme les autres. Le hasard veut que les portes de son couvent ne soient pas très hermétiques et que...
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