Le quatrième de couverture du dernier roman d'Antonio Moresco présente l'auteur comme « l'un des écrivains les plus inspirés, les plus puissants, les plus imaginatifs mais aussi les plus délicats de la littérature italienne ». En Italie, on l'a qualifié d'« écrivain patrimoine ». Des éloges aussi appuyés peuvent avoir deux effets : rendre le lecteur bienveillant ou aiguiser son esprit critique. Il faut donc aller se faire sa propre idée. Et comme La Petite Lumière est à ce jour le seul roman de Moresco traduit en français, on devra pour le moment s'en tenir à ce texte.
La première qualité du livre est de ne faire qu’une centaine de pages : juste ce qu’il faut pour que l’auteur dise ce qu’il a à dire. Pas de délayage. Moresco lui-même nous explique, dans une brève préface, que ce texte est l’un des volets de la trilogie à laquelle il travaille depuis une vingtaine d’années, mais qu’il l’a jugé autonome. Et il a eu raison.
« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant. » Le vieil homme qui s’apprête à raconter son histoire, dont on ne sait rien, ni quelle a été sa professi...
Commentaires (identifiez-vous pour commenter)