Le livre s’ouvre sur une critique des théories classiques de l’imagination, qui, de Platon à Sartre, assimilent celle-ci à une dégradation de la vérité. Selon Gilbert Durand, au contraire, l’image « est en elle-même porteuse d’un sens ». Il y a une « sémantique des images », et l’on ne saurait donc la réduire à l’habillage ornemental de la pensée consciente. Ce renversement par rapport à l’épistémologie rationaliste fait de l’imaginaire une puissance signifiante qui s’impose comme la vérité même du psychisme humain. Dès lors, on est en droit d’inverser la hiérarchie du ...
Pour une anthropologie de l'imaginaire
Article publié dans le n°1170 (01 avril 2017) de Quinzaines
Les Structures anthropologiques de l’imaginaire
(Dunod)

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