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Avec élégance

 Sachant que le roman relate la dernière phase d’une maladie neurologique dégénérative, on peut craindre d’avoir affaire à un récit doloriste, ou au contraire à l’étalage d’un courage, qui sera forcément admirable.
Cesarina Vighy
Le monde à ma fenêtre
(Seuil)

Rien de tout cela dans ces pages : pour mada­me Z, alias Amelia, alias Cesarina Vighy, la maladie, comme la mort, font partie intégrante de la vie, et son « dernier été », (comme celui de Pavese) sera donc, envers et contre tout, un bel été. Mais ce n’est pas sans raisons que le traducteur a remplacé ce titre original par Le Monde à ma fenêtre. En effet, la narratrice, après six années de maladie, n’a plus la force de lire. Définitivement coupée de la vie active elle concentre son attention, restée très vive, sur ce qui l’entoure et plus particulièrement sur la fe...

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