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Starobinski ou le bonheur critique

Après L’Encre de la mélancolie (Seuil, 2012), voici un nouveau recueil d’articles publiés par le grand critique genevois Jean Starobinski (né en 1920). Il rassemble ses textes – sur la littérature et les arts – parus entre 1946 et 2010, en revue ou dans des éditions collectives à l’occasion de colloques, de catalogues, d’hommages. La somme en est impressionnante. Elle donne l’image d’un homme d’une qualité intellectuelle, d’une culture et d’une sensibilité esthétique hors du commun, grâce à qui nous pouvons mieux penser l’œuvre de Rousseau, mieux comprendre les manifestations du sentiment mélancolique chez Baudelaire, mais aussi mieux regarder la peinture ou écouter les opéras de Mozart.
Jean Starobinski
La beauté du monde. La littérature et les arts

L’ouvrage réunit avec bonheur la vie de l’auteur et ses textes. Une très longue introduction (deux cents pages), due à Martin Rueff, propose une biographie – familiale, intellectuelle et professionnelle – de Jean Starobinski : une mine d’informations. On y voit se former le futur critique à l’ombre d’un père admirable, émigré juif polonais, grand médecin, et d’une mère aimante. Il bénéficie d’une éducation à la fois musicale, intellectuelle, littéraire et scientifique, et participera toujours activement à la vie intellectuelle et artistique de Genève, entouré d’amis et de maîtres qu...

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