Car ce n’est pas en touriste, libre d’aller vers ses propres centres d’intérêt, qu’elle se rend à Moscou – ce qui eût été impossible en 1954 – mais comme membre d’une délégation féminine communiste : un groupe de femmes choisies dans les milieux sociaux les plus différents, de l’aristocrate à l’ouvrière en passant par la commerçante et le médecin. Dès le départ la jeune romancière se désolidarise du petit manipule, et le contact ne se rétablira pas : ses compatriotes la considèrent comme une étrangère, et elle se sent étrangère au groupe. Sous prétexte qu’elle a peur en avion, ...
Anna Maria Ortese en URSS
Article publié dans le n°1003 (15 nov. 2009) de Quinzaines
Femmes de Russie

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