Victor Segalen, le quêteur du « Divers »

Né en 1878 et mort prématurément en 1919, Victor Segalen est avec Paul Claudel l’un des plus grands écrivains découvreurs de la Chine, en une époque où, après la mode du « japonisme », l’Extrême-Orient fascinait de plus en plus les créateurs. Ses voyages le conduisirent aussi en Polynésie et nourrirent une œuvre passionnante, où la recherche d’une étrangeté primitive se confond avec la haute ambition d’un idéal poétique. Les deux volumes d’Œuvres qui viennent de paraître permettent d’en saisir toute l’exigence.

Comme ses grands textes sont tirés des nombreux voyages qu’il a réalisés en tant que médecin de la marine, on a pu prendre Victor Segalen pour un « écrivain voyageur ». C’est de ses séjours en Chine que sont tirés les deux massifs poétiques que constituent Stèles et Thibet, de même que le Journal des îles lui a été inspiré par sa découverte de la Polynésie. Mais Victor Segalen n’est pas Pierre Loti. Il était requis par une haute exigence. Il a transféré dans l’expérience du plus lointain la quête d’absolu que portait la génération symboliste. Il ne va pas cherc...

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