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Que reste-t-il de la critique thématique ? On sait qu’elle occupe une place singulière dans l’histoire de la pensée littéraire au XXe siècle. Lointaine héritière – via l’École de Genève et Albert Béguin – de la pensée romantique ; donnant corps à la conception proustienne de l’œuvre comme vision du monde ; placée dans la filiation de Jung qui avait privilégié les archétypes au détriment de l’inconscient individuel, elle a pris forme chez Bachelard, avant d’être brillamment illustrée par Georges Poulet et Jean-Pierre Richard

Cette riche stratification culturelle n’empêche pas la critique thématique d’avoir manqué toujours d’assises théoriques. Bachelard a peu justifié la notion d’« imaginaire » à laquelle il est constamment revenu. Et Jean-Pierre Richard lui-même, une fois éclaircie la notion de « thème » dans la préface de L’Univers imaginaire de Mallarmé, n’a guère été soucieux d’expliciter sa démarche. Elle repose globalement sur une conception spiritualiste de l’œuvre d’art, lieu de projection et de cristallisation d’une vision du monde qui fait de chaque œuvre, comme l’affir...

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