Il existe d’abord une mélophobie radicale qui prend la forme – l’apparence, peut-être – d’une indifférence totale à la musique. Il s’agit souvent d’auteurs qui reconnaissent leur parfaite inaptitude musicale et chez qui ce défaut d’inclination « naturelle » peut s’accompagner de jugements dépréciatifs à l’endroit de la musique. C’est le cas d’André Breton, qui rejette en bloc la musique à cause de son caractère prétendument confusionnel (1).
Freud, quant à lui, ne dit pas de mal de la musique. Dans une lettre, il se déclare « amoindri dans ce domaine de la sensibilit...

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